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Programme

Cher·e·s ami·e·s,

Les semaines à venir vont être l’occasion de voir beaucoup de spectacles à la Moquette : le conte, le slam, la musique et le théâtre d’objet s’y croiseront et se confondront. Nous aurons aussi l’occasion de rencontrer un bâtisseur iconoclaste et de découvrir l’œuvre de deux photographes.

Outre les événements décrits ci-après, les soirées des vendredis 6 et 13 (de même que les mardis après-midi) seront consacrées aux jeux, aux longues conversations, aux blagues et à l’impromptitude. Et le vendredi 27, nous terminerons le mois ensemble devant un (bon) film.

Comme à son habitude, la Moquette est ouverte les mercredis, jeudis et vendredis de 21 heures à 00 h 30, ainsi que le mardi de 15 à 19 heures.

L’entrée, évidemment, est totalement libre, et pour toustes. 

Au plaisir de vous accueillir parmi nous.

Rencontre avec

Patrick Bouchain, bâtisseur

Mercredi 4 mars

 

Nous passerons la soirée du mercredi 4 en compagnie de Patrick Bouchain, architecte, urbaniste et scénographe de renom, même si lui se dit bâtisseur et constructeur, contestant bien des normes de la pensée architecturale dans une approche à la fois audacieuse et modeste, riche d’environ 150 projets et réalisations fondés sur l’expérimentation, la mobilité, la réversibilité et surtout sur l’implication des usager·e·s. On lui doit la réhabilitation de friches industrielles, comme Le Magasin à Grenoble ou Le Lieu Unique à Nantes, ainsi que la création de chapiteaux et de salles de spectacle comme le Théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers ou l’Académie Fratellini de Saint-Denis La Plaine. Il a aussi toujours défendu un habitat social pensé avec les habitant·e·s, considérant « que l’architecture est politique et qu’elle doit répondre au souci de l’intérêt général ».

Concert

TH.AT

Mercredi 11 mars

Rythmiques minimales, paroles cools, intelligentes ou stupides, danses à inventer… Le mercredi 11, nous assisterons ensemble à un concert de TH.AT, duo décalé réunissant Tante Hortense et Abby T. Le premier est un fantaisiste électronique, co-fondateur du label Les Disques bien, responsable de quelques tubes DIY (une bite sur le poignet) ou de fusions franco-tropicalistes (le Bel Amant du Berry) qui ont marqué les esprits de quelques connaisseur·se·s et sont restés en mémoire d’auditeurices de Radio France. La seconde, multirécidiviste à la Moquette, est selon les jours bassiste, guitariste, chanteuse, violoniste ou en général tout à la fois dans de nombreuses formations parisiennes (The Fantasy orchestra, Morning Star, The Duke of Norfolk, The Balls and chains, Flop ou les Extasiés).

https://soundcloud.com/th-at-60420284

Soirée photo

Martin Parr : Global warning / Jo Ractliffe : En ces lieux

Mercredi 18 mars

Mercredi 18, l’équipe du Jeu de Paume reviendra à la Moquette pour nous présenter les deux artistes qui y sont exposé·e·s en ce moment et jusqu’au 24 mai. En ces lieux nous fera découvrir le travail de Jo Ractliffe, photographe sud-africaine contemporaine, qui aborde les thèmes du déplacement, du conflit, de l’histoire, de la mémoire et de l’effacement. Puis Global Warning, exposition revisitant plus de 50 ans de carrière du célèbre photographe Martin Parr (très récemment disparu), offrira un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.

Suite à cette soirée, nous irons découvrir ces expositions de visu l’après-midi du mardi 24 mars avec qui souhaite nous y accompagner.

https://jeudepaume.org/

Spectacle

Sous la cendre, le feu !

Jeudi 19 mars

Le jeudi 19, nous aurons droit à un spectacle consacré à une Cendrillon des temps modernes avec Sous la cendre, le feu !, création de la conteuse Annie Montreuil.

Sandrine est femme de ménage pour la société de nettoyage To clean up où travaillent aussi « les filles », ses princesses de galère Bintou, Jacqueline, Myriam. Comme elles, elle court après son temps, après ses heures, après sa vie. Pourtant, quoi qu’il arrive, tous les soirs, quand elle rentre chez elle, elle raconte à sa fille de 9 ans, Emma. Et son histoire du moment c’est Cendrillon. Mais, un jour, tout bascule. L’aiguille de la course aux heures s’est cassée : Sandrine est tombée d’épuisement, et menacée de licenciement. Assez ! Les filles de To clean se mettent en grève pour la soutenir et de meilleures conditions de travail obtenir.
Les récits de Cendrillon et Sandrine s’entremêlent pour nous offrir une version contemporaine du conte traditionnel. Les deux femmes soufflent sur les braises. Feront-elles naître les flammes qui couvent en elles pour entrer dans la lumière ?

Fête-anniversaires

Kösmik Kamël en concert

Vendredi 20 mars

Pour la fête des anniversaires du mois et, pour l’occasion, de l’arrivée du printemps, le vendredi 20, nous recevrons Kösmik Kamël, qui propose une musique rock orientalisante, moderne et hypnotique, véritable invitation au voyage dans lequel l’Occident fantasme l’Orient. Autour de Djikö, auteur-compositeur-interprète du projet, les instruments se marient à des boucles audios préenregistrées, appelant au rêve halluciné d’une transe aux couleurs des Mille et une nuits qui cherche à surprendre et étonner.

https://www.instagram.com/kosmikkamel/

Spectacle

L'Homme-Orchestre

Mercredi 25 mars

C’est le retour de L’Homme-orchestre à la Moquette… La musique s’animera le mercredi 25 lors de la performance envoûtante du multi-instrumentiste argentin Santiago Moreno, de la Compagnie La Mue/tte. Par un réseau de fils et de poulies, le corps de l’artiste est relié à un instrumentarium qu’il porte sur le dos. Avec humour, charisme et brio, ce musicien-marionnettiste virtuose joue une partition rythmée aux influences sud-américaines, entraînant le public dans un monde intensément poétique.

https://cielamuette.com/

Ce spectacle est organisé en partenariat avec nos ami·e·s du Mouffetard-Centre national de la marionnette.

https://lemouffetard.com/

Soirée slam

Scène ouverte animée par Maïa Slam, Laz Raël et Madatao

Jeudi 26 mars

Rendez-vous récurrent et toujours magique de la Moquette, la scène ouverte de slam accueillera qui veut le jeudi 26 pour y slammer, réciter, déclamer, rapper, chanter, improviser… Elle sera animée par nos ami·e·s Maïa Slam, Laz Raël et Madatao, qui en profiteront pour nous offrir leurs mots, leurs mélodies, leurs freestyles et leur énergie.

Soirées littéraires

Atelier d'écriture

Chaque jeudi

 

Les jeudis 5 et 12vous êtes bienvenu·e·s à notre traditionnel atelier d’écriture, pour lire, écrire, écouter et partager des rires, des surprises, des émotions,…

Exposition

Mare nostrum

En mars

Et il ne vous reste que quelques semaines pour voir l’exposition Mare Nostrum et découvrir le travail de l’artiste Marie-Christine Forest.

Marie-Christine glane, récupère et transforme ce que la mer rejette sur le rivage. Bouts de ficelle, plastique, filets, briquets, gants, cartouches, objets non identifiés, jouets. Elle trie, assemble, rapproche, organise pour composer des pièces qui attachées les unes aux autres forment un patchwork. Mare Nostrum est le 5ème volet d’une série qu’elle consacre ainsi à la trace, à l’implicite, à l’interstitiel ; à ce qui est rejeté, abandonné, refoulé. 

« Côtoyer l’océan, c’est expérimenter en un insatiable va et vient l’immense et le minuscule, le fixe et l’insaisissable, la caresse et la déchirure. Sa stabilité, sa permanence rassurent. L’immensité, sa profondeur, son opacité inquiètent. Alors, toute trace, toute empreinte, tout signe d’humanité, tout ce qui peut faire objet appellent. La collecte s’impose. Ici pas de matériaux nobles ou précieux, ni trésors ni
merveilles. Ce que l’océan rejette se nomme épave. Les épaves ont à dire.
Mare Nostrum n’est le titre d’aucune possession, il n’est là que pour celles et ceux qui veulent bien être concernés. Il est né du collectage de textile, petits bouts de chiffes abandonnés sur l’estran au gré des marées, fragments rendus par ce geste précieux et signifiants. Ces menues reliques raidies par le sel, m’ont évoqué les corps qui s’élancent dans l’ombre et la froidure, le silence et la houle, la brûlure et la glisse. Comme je l’ai vu faire avec les chutes de tissu dans beaucoup de traditions, je les ai roulés en petits rouleaux. Qui se serrent, sur l’eau, dans l’eau, sur le sable souillé, se nichent, flottent dans l’azur. Quand tout a disparu, il y a toujours un reste, un reste qui nous dit : il y a eu. »